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Divorce par consentement mutuel, comment faire ?

Divorce par consentement mutuel : comprendre la procedure et ses avantages

Le divorce par consentement mutuel est l'une des procédures les plus simples pour mettre fin à un mariage.
Moins conflictuel que d'autres formes de divorce, il est également moins coûteux et permet de préserver, autant que possible, les relations entre les ex-époux.
La procédure peut être terminée en quelques semaines seulement, selon la complexité des accords et la disponibilité des parties.

QU'EST-CE QUE LE DIVORCE PAR CONSENTEMENT MUTUEL ?

Le divorce par consentement mutuel est une procédure qui permet à deux époux de se séparer d'un commun accord, sans qu'il soit nécessaire de passer devant le juge.
Pour cela, les deux parties doivent être d'accord non seulement sur le fait de divorcer, mais aussi sur les conséquences du divorce, notamment la répartition des biens, la garde des enfants, et les éventuelles prestation compensatoire et contribution à l'entretien et à l'éducation des enfants (autrement appelée pension alimentaire).

Cette procédure a été simplifiée par la réforme du 1er janvier 2017, permettant aux époux de se passer d'audience devant le juge, à condition de respecter certaines règles. Il est désormais possible de divorcer rapidement, tout en ayant l’assurance que la procédure est légale et respectueuse des droits de chaque partie.

LES CONDITIONS REQUISES POUR UN DIVORCE PAR CONSENTEMENT MUTUEL

1. L'accord total des deux époux

Le divorce par consentement mutuel repose sur l'accord complet des deux époux.
Cela signifie qu'il ne peut y avoir de divergence sur les points essentiels comme la garde des enfants, la répartition des biens, ou l’aspect financier lié à la prestation compensatoire ou la contribution à l'entretien et à l'éducation des enfants.
 Si l’un des époux n'est pas d’accord, la procédure devra passer par un autre type de divorce (divorce pour faute, divorce accepté, etc.).

2. L’accompagnement obligatoire d’un avocat

Chacun des époux doit obligatoirement être assisté par un avocat.
Il n’est plus possible de divorcer en choisissant le même avocat.
Cela garantit que les deux parties comprennent bien leurs droits et obligations respectifs et qu’aucune des parties ne se trouve lésée par la procédure.
Il est donc essentiel de consulter un avocat en droit de la famille, qui pourra vous guider à travers les différentes étapes de la procédure de divorce.

3. L’absence d’enfants mineurs, ou la vérification de leur consentement en fonction de leur âge

Si des enfants mineurs sont concernés, leur avis peut être pris en compte si nécessaire, et en fonction de leur âge.
Cependant, dans la majorité des cas, la procédure reste possible, même si des enfants sont impliqués.
En effet, la loi considère que le divorce par consentement mutuel permet de préserver l'intérêt de l'enfant, à condition que les accords relatifs à la garde et à l’hébergement soient clairement définis.

LES ETAPES DU DIVORCE PAR CONSENTEMENT MUTUEL

1. La rédaction de la convention de divorce


Les avocats rédigent une convention qui définit les modalités de la séparation :

  • partage des biens,
  •  garde des enfants,
  • contribution à l'entretien et à l'éducation des enfants,
  • prestation compensatoire,
  •  etc.

Cette convention doit être précise et équilibrée, pour éviter toute contestation future.
Attention : en cas de partage de biens immobilier, l’intervention d’un notaire est très souvent obligatoire.

2. La signature de la convention

Une fois que la convention est rédigée et acceptée par les deux époux, elle doit être signée par les deux époux et leurs avocats respectifs lors d’un rendez-vous commun en présentiel.

3. L'enregistrement de la convention et l'attestation de divorce

La convention de divorce est ensuite enregistrée par un notaire qui établira une attestation.
Après l'enregistrement, le divorce est officiellement prononcé.
Chaque époux est destinataire de la convention de divorce signée, de l’attestation notariée.
Une dernière étape consistera à faire mentionner le divorce sur les actes d’état civil des époux.

LES AVANTAGES DU DIVORCE PAR CONSENTEMENT MUTUEL

1. Une procédure rapide et moins coûteuse

L'un des principaux avantages du divorce par consentement mutuel est sa rapidité.
Contrairement à d’autres formes de divorce, où il faut attendre une audience et parfois plusieurs mois voire années avant de finaliser la procédure, le divorce par consentement mutuel peut être conclu en quelques semaines.
De plus, les frais de justice sont considérablement réduits.

2. Moins de conflit

Le divorce par consentement mutuel permet de préserver des relations cordiales entre les époux.
Il est souvent choisi par les couples qui souhaitent éviter un conflit judiciaire, notamment lorsque les relations sont relativement amicales et qu’ils parviennent à un accord sur les modalités de leur séparation.

3. La préservation de l’intérêt des enfants

Bien que le divorce reste une épreuve difficile pour les enfants, la procédure de consentement mutuel permet de garantir que les conditions de leur garde et de leur éducation sont définies de manière claire et stable.
Les parents restent les acteurs principaux dans la prise de décision, ce qui est souvent moins perturbant pour les enfants.

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