Actualités
Espace client

L'ordonnance de protection : un outil juridique contre les violences conjugales et les violences intrafamiliales

Les violences conjugales et intrafamiliales constituent une véritable tragédie pour de nombreuses personnes.

Souvent, par crainte ou par manque d’information, les victimes ne savent pas vers qui se tourner pour obtenir de l'aide.
L'ordonnance de protection est un recours juridique précieux, conçu pour offrir une protection rapide aux victimes de violences conjugales.
Cette mesure permet à celles et ceux qui en ont besoin de bénéficier d'une protection judiciaire plus rapide, tout en attendant que le processus judiciaire se déroule.
Il est essentiel de rappeler que personne ne devrait se sentir seul face à cette situation, et qu'il existe des ressources et des soutiens pour aider les victimes à retrouver sécurité et sérénité.

L'avocat joue un rôle essentiel pour accompagner les victimes à travers les complexités des procédures juridiques

QU’EST-CE QU’UNE ORDONNANCE DE PROTECTION ?

L’ordonnance de protection est une décision prise par le juge aux affaires familiales afin de protéger une victime de violences conjugales.
Elle est délivrée dans le cadre d'une procédure d’urgence pour garantir la sécurité de la victime et, le cas échéant, de ses enfants.
Cette ordonnance permet de mettre en place des mesures provisoires et immédiates, telles que l’éloignement de l’agresseur et la protection de la victime.
Faites appel à votre avocat sans attendre pour saisir d'urgence le juge aux affaires familiales.
Votre sécurité et celle de vos enfants est la priorité.
Ne laissez pas la situation s'aggraver, agissez maintenant !

LES CONDITIONS D'OBTENTION D'UNE ORDONNANCE DE PROTECTION

Toute personne qui subit des violences dans le cadre d'une relation de couple, actuelle ou passée, mariée, pacsée ou en concubinage, a la possibilité de solliciter une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales, indépendamment de la durée de la relation ou de la cohabitation.

Pour obtenir une ordonnance de protection, certaines conditions doivent être remplies, notamment la preuve de violences conjugales.
Ces conditions visent principalement à assurer la protection de la victime face à des violences graves et immédiates.
Ces violences peuvent revêtir différentes formes : physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques.
Il est important de rassembler des éléments de preuve tels que des témoignages, des certificats médicaux, des plaintes antérieures ou des photographies des blessures pour soutenir votre demande.
N'oubliez pas de conserver toutes les preuves possibles.
Votre avocat est le seul à pouvoir vous fournir des conseils adaptés et à évaluer les chances de succès de votre demande auprès du juge aux affaires familiales.
De plus, il peut vous orienter vers des services d'urgence pour vous aider (comme un déménagement, par exemple).
N'hésitez pas à le contacter dès aujourd’hui.

LES MESURES QUE PEUT PRENDRE L'ORDONNANCE DE PROTECTION

Le texte du code civil prévoit que l'ordonnance de protection est délivrée dans un délai maximal de six jours à compter de la fixation de la date de l'audience et que le juge aux affaires familiales est notamment compétent pour :
 
  1. interdire à la personne suspectée de violences de voir ou de parler à certaines personnes (en général la victime et les enfants) et lui interdire d'aller dans des endroits où se trouve souvent la personne qui a demandé de l'aide.
  2. interdire à la personne suspectée de violences d'avoir ou de porter une arme, de remettre ses armes à la police.
  3. Proposer à la personne suspectée de violence une prise en charge sanitaire, sociale ou psychologique ou un stage de responsabilisation pour la prévention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes. Si la personne refuse, le juge en informe le procureur de le République.
  4. décider où les époux vont vivre séparément. En général, c'est la personne qui n'est pas responsable des violences qui peut rester dans le logement, même si elle a été hébergée d'urgence. Les frais peuvent être à la charge de la personne violente.
  5. décider pour les couples en union libre ou en PACS, qui peut rester dans le logement, en général en faveur de celui qui n'est pas responsable des violences.
  6. Décider des  questions de garde des enfants et de droit de visite..
  7. permettre à la personne qui a demandé de l'aide de cacher son adresse
  8. accorder une aide juridique temporaire à l'une ou l'autre des parties et fournir une liste d'organisations qui peuvent aider. Avec son accord, il peut transmettre ses coordonnées à ces organisations pour qu'elles la contactent.
Lorsque le juge délivre une ordonnance de protection, il informe immédiatement le procureur, surtout s'il y a des enfants en danger.
Si des mesures de protection sont prises, le maire et le représentant de l'État peuvent être informés, mais seulement si la personne est d'accord, pour protéger son adresse.

DUREE ET EFFETS DE L’ORDONNANCE DE PROTECTION

L’ordonnance de protection est délivrée pour une durée déterminée, généralement six mois. Cette durée peut être prolongée si la situation l'exige. Cependant, une fois la période de protection expirée, il est possible d’engager une procédure judiciaire de divorce, ou de demander la mise en place d’autres mesures de protection, comme une garde exclusive des enfants ou une interdiction de séjour.

Il est important de souligner que l’ordonnance de protection ne constitue pas une décision judiciaire finale sur les violences conjugales. Elle est une mesure temporaire, en attendant une décision définitive du tribunal, soit dans le cadre d'une procédure de divorce, soit à l’issue d’un procès pénal.

POURQUOI FAIRE APPEL A UN AVOCAT POUR OBTENIR UNE ORDONNANCE DE PROTECTION ?

Si vous êtes victime de violences conjugales, il est essentiel de faire appel à un avocat qualifié en droit de la famille pour vous aider à demander une ordonnance de protection.
L’avocat saura vous guider dans la procédure et vous accompagner pour fournir les preuves nécessaires afin d’obtenir une décision rapide et adaptée à votre situation.

Je suis à votre disposition pour vous conseiller, vous assister et défendre vos droits en cas de violences conjugales.
Comme je l'ai fait pour de nombreuses autres personnes victimes, je vous aide à mettre en place des mesures de protection immédiates, tout en veillant à votre sécurité et à celle de vos enfants.
Si vous êtes victime de violences conjugales ou si vous connaissez quelqu'un dans cette situation, n'hésitez pas à me contacter pour obtenir une assistance juridique.

Bornage d’un bien commun : attention au délai pour agir !

Publié le : 27/10/2026 27 octobre oct. 10 2026 11h54 11 54
Bornage d’un bien commun : attention au délai pour agir !
Deux époux, propriétaires d’une parcelle dépendant de leur communauté matrimoniale, avaient engagé une procédure judiciaire afin de fixer les limites séparatives de leur terrain avec les fonds vois...

Placement en famille d’accueil : la CEDH sanctionne l’inexécution des décisions de réunification familiale et la rupture du lien mère-enfant

Publié le : 16/10/2026 16 octobre oct. 10 2026 10h13 10 13
Placement en famille d’accueil : la CEDH sanctionne l’inexécution des décisions de réunification familiale et la rupture du lien mère-enfant
La rupture du lien familial entre une mère et son enfant a mis en lumière des failles systémiques de la justice des mineurs et du système de placement en famille d’accueil en Italie...

Divorce étranger : reconnaissance et inégalité entre époux

Publié le : 13/10/2026 13 octobre oct. 10 2026 16h13 16 13
Divorce étranger : reconnaissance et inégalité entre époux
Un tribunal algérien a prononcé le divorce d’un couple le 28 avril 2019, à la demande de l’épouse. Celle-ci avait engagé une procédure permettant à une femme d’obtenir le divorce sans l’accord de s...

Sylvie Vallée c. France

Publié le : 18/09/2026 18 septembre sept. 09 2026 08h03 08 03
Sylvie Vallée c. France
La confiscation de biens communs aux époux après la condamnation pénale du conjoint de la requérante ne viole pas le droit au respect de ses biens...

Pension alimentaire et incarcération : le juge doit tenir compte des pièces produites relatives aux ressources

Publié le : 08/09/2026 08 septembre sept. 09 2026 09h20 09 20
Pension alimentaire et incarcération : le juge doit tenir compte des pièces produites relatives aux ressources
Deux parents sont en désaccord sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale et sur le montant de la contribution à l’entretien et à l’éducation de leurs deux enfants. Le père demande que sa...
Navigateur non pris en charge

Le navigateur Internet Explorer que vous utilisez actuellement ne permet pas d'afficher ce site web correctement.

Nous vous conseillons de télécharger et d'utiliser un navigateur plus récent et sûr tel que Google Chrome, Microsoft Edge, Mozilla Firefox, ou Safari (pour Mac) par exemple.
OK